« Buvez un arbre ! »

Voici un article posté par Alexandre Imbert sur AlternativeSanté:

« Voilà le message que je viens de recevoir de la part de David Clément : « Ma récolte s’organise ! Je pars autour du 10 Février dans les Pyrénées pour commencer à tout installer. »

David Clément est un homme des bois, il est récoltant… de Sève de bouleau. Il part dans quelques jours, et ensuite… il ne sera plus joignable.

J’ai eu le temps de lui demander à quelle date la sève monterait cette année et voici ce qu’il m’a répondu :

« Concernant la future montée de sève, cela dépend toujours des conditions météo, et là cela ressemble pas mal pour le moment à ce que nous avons vécu l’année dernière : un automne tardif (les feuilles ont fini de tomber en décembre avec les gros coups de vent), un hiver qui commence à être froid pour le moment (et certainement qu’à partir de Février le froid intense devrait nous jouer des tours !) … Donc je pronostique un réveil végétal au printemps tardif : normalement autour du 15 Mars la récolte devrait démarrer !
Bon évidemment il faudra se rendre compte sur place, car les conditions en montagne peuvent changer rapidement ! »

Dans un mois, ça commence

Voilà des années que je suis de près le déroulement de la récolte de sève de bouleau. Non pas parce que je m’intéresse particulièrement à cet arbre gracile, mais parce sa sève me fait du bien.

Le moment idéal, c’est quand on a une alternance de nuits très froides et noires et de jours cléments et très lumineux. Dans ces moments là – situés entre fin février et mi-mars – la sève coule à flots avec une puissance inouïe.

Pour la récolter, il faut s’enfoncer profondément dans la forêt et parfois dégager les chemins. Cela nécessite un certain temps de préparation de la campagne, toujours avec l’accord des gens de l’ONF. On pénètre dans la forêt presque inaccessible où se situent les gros bouleaux. De vrais spécimens souvent. Ce sont eux les vrais producteurs de la sève de bouleau.

Faire soi-même ? Oui en théorie

L’extraction peut, en théorie, être réalisée par n’importe qui car elle s’opère en faisant une incision dans l’écorce d’un bouleau, on fore ensuite sur quelques centimètres et on place une paille dans le trou pour guider la sève dans un récipient. On rebouche ensuite le trou avec un bouchon de feuilles.

Ça c’est en théorie car il faut que l’arbre soit suffisamment gros, que ce soit un betula pubescens et il faut faire ça bien… pour ne pas tuer l’arbre (qu’il faudrait aussi, en théorie, remercier une fois le prélèvement opéré).

Dans la réalité, il y a maintenant des extracteurs de sève professionnels et des milliers de personnes qui, comme moi, préfèrent leur laisser le soin de faire le boulot proprement.

L’extraction un processus industriel au Canada, mais encore très artisanal en France

Comparable à la coupe de bois, l’extraction de la sève est un processus qui nécessite un appareillage compliqué du type de ceux qu’emploient les exploitants de sève au Canada avec de cuves montées sur de gros engins. Mais en France, c’est encore la débrouille et il y aura d’ici peu un syndicat des récoltants qui donnera son label aux procédés de récolte.

Les récoltants sont bien obligés de s’équiper car la demande est phénoménale. Et dès que c’est récolté, il faut que ça soit expédié. Ce sont maintenant des milliers de personnes qui pratiquent la cure de sève de bouleau en France et la ressource reste rare.

La plus naturelle possible et la plus fraîche possible

Il faut d’abord savoir que la stabilité naturelle du liquide rend inutile tout ajout de conservateurs ou le recours à la pasteurisation. C’est de la sève pure et elle se conserve bien, mais plus on la boit tôt, meilleur c’est… Le liquide recueilli est blanc et pas plus visqueux que l’eau. Tout doucement son goût va se modifier pour aller vers le goût « petit lait » en fin de cure. Certains trouvent qu’alors, c’est encore meilleur. Mais l’énergie de l’arbre s’est un peu envolée. Et si on la laisse fermenter, au bout d’un mois, le goût de la sève devient assez désagréable.

Comme quand il faut vider une batterie pour mieux la recharger

La sève de bouleau est d’abord un drainant, nous l’avons vu, mais elle offre dans le même temps tous les minéraux et oligo-éléments dont nous avons besoin pour recharger nos batteries. Du silicium organique bio-disponible, du calcium, du phosphore, du potassium, du magnésium, du lithium et même de la vitamine C… Tout ça, c’est bon pour les os, le coeur, la mémoire, le surpoids, les articulations, la peau… bref… tout.

Une cure de 5 litres… un minimum

Quand on est adepte de la sève de bouleau, une cure de 5 litres suffit à peine. Tant on aime se servir un petit verre de temps en temps. C’est vendu dans un cubi comme le vin rosé de l’été. On le met sur le balcon et hop, une petite gorgée. Pas trop glacé tout de même. Mais, si on est plus raisonnable, une cure de 5 litres (21 jours) suffit.

Le mieux c’est de réserver sa cure

J’ai la chance d’avoir découvert, en 2006, la sève de bouleau grâce à une naturopathe, Yvonne Clément. J’en avais fait alors un article dans Principes de Santé et immédiatement, nos lecteurs s’étaient rués sur la production qui démarrait alors tout juste. Yvonne est la maman de David, celui qui m’écrivait tout à l’heure..

Depuis cette date, Yvonne, très gentiment, me fait parvenir une cure chaque année et je m’en délecte à chaque fois. Yvonne et David ont maintenant chacun leur marque de sève de bouleau. L’un est fou de forêts et récolte lui-même dans les Pyrénées, l’autre est folle de thérapies naturelles et fait récolter dans le Jura.

Je ne saurais vous conseiller l’un ou l’autre tant je les apprécie tous les deux.

Voici les liens qui mènent à leurs sites si vous voulez réserver votre cure.

David Clément : Fée Nature

Yvonne Clément : Vegetal Water

Le printemps est loin me direz-vous, mais ne tardez pas, car nous sommes nombreux à attendre la récolte avec impatience. »

Source texte et photo: alternativesante.fr

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