Le chant prénatal

chant prenatal
Marie-Anne Sévin-Tulane, fondatrice de l’association française de chant prénatal:
"Comment accueillir son bébé dans les meilleures conditions et surtout sans stress ? Différentes méthodes et cours de préparation à l’accouchement existent mais le chant prénatal fait figure de favori. Cette méthode, née il y a plus de vingt ans en France, permet aux parents de communiquer dès le début de la grossesse avec le bébé in utero. Le chant prénatal c'est aussi un travail de massage, de postures du corps et de vibrations sonores pour envelopper son bébé." Lire la suite... Sources:     grainedecurieux.fr , Annuaire du Chant Prénatal

Atelier « Shantala »

"Chez les bébés, la peau prime tout. Elle est le premier sens. C'est elle qui sait." Frédéric Leboyer, Shantala, Un art traditionnel, Le massage des enfants, 1976   le massage shantala Le printemps arrive... Vos petits ont grandi, et quelques uns ont déjà reçu un massage Shantala! Je vous propose de nous retrouver le samedi 4 mai 2013 de 14 heures à 16 heures, pour une après-midi parents/bébés! Nous en profiterons pour (re)découvrir ensemble les bienfaits de ce massage, et échanger dans une ambiance conviviale. Les aînés seront les bienvenus! Cet atelier se déroulera à Castelnau-le-Lez, 9 chemin de Tisson (tram 2, arrêt "La Galine"). Pour vous inscrire et pour tout autre renseignement, vous pouvez utiliser le formulaire de contact du site, ou me joindre par téléphone!    

Un Temps pour Soi au Coeur du Mieux-Être

photo0523_001"une détente qui (...) se prolonge dans les heures qui suivent" "l'équilibre énergétique nécessaire à la sérénité de l'être, de son bien-être corporel" Y.S. "au-delà du bien-être immédiat ressenti, j'ai le sentiment d'avoir été touché de mille et une merveilleuses attentions" "une énergie nouvelle circule" D.B. "encore mille mercis pour tes mains divines et tout ce que tu donnes" O.R. "j'ai l'impression d'avoir passé une semaine au soleil" S.B.
 

Le Magnétisme

"Les miracles ne sont pas en contradiction avec les lois de la nature, mais avec ce que nous savons de ces lois."   (Saint Augustin) Magnétisme : source d’énergie vitale qui émane des corps vivants, des minéraux, des végétaux et des éléments constituant l’univers. Magnétiseur : catalyseur d’énergie, vecteur, qui reçoit et retransmet l’énergie à ceux qui en ont besoin. Le Magnétisme aide à rétablir une circulation libre et fluide de l'énergie dans le corps, prévenant ainsi les "noeuds", "blocages" ou "fuites", qui peuvent fragiliser l'équilibre du corps et de l'esprit. Il permet donc de renforcer l'organisme, ses défenses immunitaires, d'entretenir une énergie vitale harmonieuse et de développer une attitude positive dans sa Vie. Le Magnétisme est un complément à la médecine officielle, dont il accroît l'efficacité et diminue les effets indésirables. Il permet de soulager les douleurs physiques: zona, psoriasis, brûlures, eczéma, verrues, orgelets, torticolis, migraines, suites opératoires... En rééquilibrant l'énergie, le Magnétisme est une aide précieuse en cas de stress, surmenage, anxiété, angoisse, dépression, troubles du sommeil, du système digestif... En aucun cas, un tel accompagnement ne doit se substituer à un suivi médical, ni à un traitement en cours sans l'avis du médecin prescripteur.

Merci pour vos témoignages

A vous tous MERCI ! MERCI pour ces mots partagés MERCI pour le chemin parcouru ensemble MERCI pour tout ce qui, au-delà des mots, transforme la Vie MERCI pour ce que vous êtes et pour la confiance que vous m'accordez MERCI d'être sur mon chemin!   Ces petites phrases, que je publie aujourd'hui, sont le reflet bien modeste de beaux chemins, qui se dessinent au fur et à mesure des séances... Il y en a beaucoup d'autres...   "une détente qui (...) se prolonge dans les heures qui suivent" "l'équilibre énergétique nécessaire à la sérénité de l'être, de son bien-être corporel" Y.S.   "au-delà du bien-être immédiat ressenti, j'ai le sentiment d'avoir été touché de mille et une merveilleuses attentions" "une énergie nouvelle circule" D.B.   "encore mille mercis pour tes mains divines et tout ce que tu donnes" O.R.   "je me sens bien, comme si je rajeunissais" "j'ai eu l'impression d'avoir passé une semaine au soleil" "j'ai senti comme un courant électrique, beaucoup de chaleur... je resterai bien là!" S.B.   "je me suis sentie renaître, grandir, réconciliée avec moi-même" R-C.S.       

« Projet de vie, projet de vivre », un livre de Francis Lemaire

Bonjour, Vous avez peut-être déjà lu le livre "Le Corps Mémoire"  dont je vous ai parlé il y a quelques semaines mais que vous l'ayez lu ou non, il me semble intéressant de vous donner quelques indications sur le véritable enjeu de cette lecture. Je dois avouer que j'étais moi-même en difficulté quand il s'est agit de rédiger la quatrième de couverture. J'ai contourné l'obstacle en sélectionnant des extraits de chaque partie. Mais cela ne suffisait pas, il a fallu rédiger une page de présentation pour le site internet et un communiqué de presse... Cependant tout cela me semblait peu représentatif du véritable contenu du livre et un nouveau texte m'est venu que je vous livre ici : Le propos du livre : Montrer que les événements difficiles, les blessures, les traumatismes rencontrés au long d'une vie sont indissociables de notre intention originelle de vivre et constituent la matière de notre projet de vie. Comment rejoindre cette intention toujours présente en nous aujourd'hui ? En acceptant de vivre pleinement et consciemment ce qui s'est inscrit dans notre corps comme étant à ne pas sentir, à ne pas vivre... invivable et pourtant vécu. Une voie simple, humaine et sensible dont seule la peur de vivre nous éloigne ! Le véritable propos du livre : Ce livre vise à déplacer le point de vue du lecteur, à décaler l'univers de ses représentations du temps, de l'espace de la causalité. La plupart du temps, nous croyons que notre passé est la cause de notre présent. Ce n'est pas exact. Mais on ne peut pas modifier cette croyance sans déplacer l'univers de lecture du lecteur et c'est la véritable proposition de ce livre, annoncée d'une manière tout à fait explicite dès les premières pages : "La lecture de de livre est un parcours de transformation intérieure". Tant que nous croyons que nos malheurs passés sont la cause de nos souffrances actuelles, nous sommes d'accord pour croire que tout changement est impossible et donc d'accord pour continuer à souffrir puisqu'on ne peut pas changer le passé. Un chapitre important est donc réservé à cette question de la causalité. Une autre question est celle de l'origine de notre "projet de vie". Attribuant les causes de nos états actuels à notre passé et à ceux qui nous ont mis au monde, éduqués, à nos expériences et rencontres, nous ne percevons pas notre implication dans ce qui se produit aujourd'hui ni ce qui s'est produit aux époques antérieures. C'est le véritable renversement de perspective auquel nous invite ce livre : Nous étions là, présents en conscience, depuis le début. Il n'y a pas d'origine (à nos souffrances), nous avons participé depuis le début à ce projet de vie, qui est tout simplement le projet de vivre cette vie avec tout ce qu'elle comporte. Tout simplement parce que c'est la vie. Comme le dit Olivier Humbert : "La vie ne nous fait pas vivre des événements qui ne sont pas à vivre !". Mon père décède, mon fils a un accident, je tombe malade, tout cela fait partie de la vie. Et il n'y a personne qui soit responsable de m'infliger de telles difficultés. Dans l'unité il n'y a pas de cause (à nos malheurs). Il n'y a de cause que dans la séparation. Et dans l'unité, je suis là, pas en dehors. Je suis là, je participe à ce mouvement que nous appelons la vie, je ne suis pas un autre que le mouvement de vie, j'ai voulu cette vie autant que la vie a voulu que ce corps se manifeste. A ce niveau, il n'y a plus rien à reprocher au passé puisque je l'ai désiré ! Cela vaut bien la lecture de quelques pages ! Et chacun aura bien évidemment la sienne. Francis Lemaire, Somatothérapeute www.editions.le-corps-memoire.fr  

Pierre RABHI

"Commençons par mettre la paix en nous, autour de nous. C'est là que nous sommes attendus. Bien sûr qu'il y a des protestations nécessaires, mais l'idéal est une détermination paisible qui nous engage vraiment dans notre âme et conscience et dans notre libre arbitre pour participer avec toute l'énergie dont nous disposons au changement du monde" Pierre Rabhi  

« Massage nos gènes adorent ! »

"Comment une pression physique peut-elle avoir une portée biologique? De nouveaux outils permettent enfin d'éclairer ce subtil mécanisme : relayé jusqu’au cœur de nos cellules, le massage est capable d'activer des gènes aux propriétés anti-inflammatoires..." Le massage est répandu dans le monde des sportifs. On connait son existence depuis l'Antiquité et, malgré cela, on n'arrivait pas à comprendre comment cette pratique pouvait avoir une portée biologique au niveau de nos cellules. Des modifications avaient été observées au niveau de la température locale, des récepteurs sensoriels, des effets psycho-physiologiques, de l’élimination des toxines... Rien au niveau génétique jusqu'aux travaux de Mark Tarnopolsky du département de médecine de l'université McMaster au Canada : le massage active directement les gènes des cellules musculaires ! Des tests ont montré une différence importante au niveau musculaire. Dans les cellules d'une jambe massée, les molécules inflammatoires sont beaucoup moins concentrées, comparativement à celles d'une jambe non massée. La pression exercée par  les mains du masseur est détectée par des capteurs à la surface des cellules. La structure chimique des kinases  (qui interviennent dans la transformation des messages mécaniques en messages biologiques) est modifiée... Début d'une longue chaîne d'étapes biologiques, qui vont jusqu'à l'activation de certains gènes. L'un d'eux, la nucléoporine 88, est intéressant pour son implication dans la diminution des mécanismes inflammatoires. Le massage a aussi une action sur les protéines impliquées dans la synthèse des mitochondries chargés de fournir de l'énergie aux cellules. On sait depuis longtemps, que les actions mécaniques agissent sur la modification chimique de certaines protéines, mais "cela fait moins de dix ans que l'on a découvert qu'elles pouvaient aussi agir directement sur la transcription des gènes" dit Emmanuel Farge, chercheur au sein de l'équipe Mécanique et Génétique du Développement Embryonnaire à l'Institut Curie de Paris. Les travaux du chercheur Emmanuel Farge, puis de  Mark Tarnopolsky, marquent un pas décisif dans la compréhension des effets du massage... "Et l'art des massages pourraient alors être élevé au rang de science..." Sources : Massage nos gènes adorent! Coralie Hancok, Science et Vie n°1135 avril 2012

Le Gourbet en Ardèche

Il existe dans une belle région aux étés chauds et parfumés, un lieu de fraîcheur bienfaisante au corps et à l'esprit... Dans une jolie vallée, où chantent l'accent du sud et les cigales... Au bord d'une rivière à l'eau claire... Venez respirer,  changer d'air... Et bien plus encore,  un vrai régal ! Alors si le cœur vous en dit, suivez ce lien, tel un sentier parsemé d'humanité, de convivialité, de rencontres inédites et inoubliables... Marie-Pierre et Yves, les hôtes de ces lieux, vous accueilleront avec le soleil dans les yeux et la joie dans la voix! http://www.massages-formations.com

Médecine & Somatothérapie

 

Auteur : Anne CAUTENET - Source : La revue INFOMECA "Tact & parole" N° 42 Parmi les grandes questions qui se posent aux praticiens de Massage Sensitif, celle qui consiste à déterminer les moments où il est opportun de sortir de la « neutralité », d'intervenir, de "donner un conseil", suggérer est au coeur de notre pratique. En effet l’envie d’aider peut pousser à aller plus vite que le rythme naturel d’évolution de la personne. Entre la position de non intervention du psychanalyste et celle de prescription attendue du médecin où et comment établir notre champ d’intervention ? Anne Cautenet médecin, spécialisée en psychosomatique et somatothérapeute en MS, nous apporte des éléments de réflexion.

Position du médecin

«Somato et thérapeute» mot à mot, celui qui prend soin du corps d’un autre, pourrait être une définition commune à un médecin et à celui qui exerce la profession de somatothérapeute : en fait celui-ci pratique une thérapie à médiation corporelle, à partir d’une technique tactile et verbale, et le médecin est celui qui exerce la médecine. Au-delà du fait que tous les deux touchent le corps des personnes et en prennent soin, y a- t-il des points communs entre eux ? Quelles sont les différences entre ces deux pratiques ? Qu’est-ce qui est spécifique de la somatothérapie en Massage Sensitif ? Le champ d’action du médecin généraliste est vaste et regroupe toutes les demandes soit urgentes soit chroniques, à tous les âges et événements de la vie, en incluant la naissance, la mort, la vie sociale, affective… Le médecin se doit d’être disponible au minimum physiquement et intellectuellement durant une grande partie de son temps et de sa vie. Il a un rôle et un pouvoir social importants car chargé de garantir à la société des personnes bien portantes, adaptées, efficaces ; c’est lui qui est autorisé à accorder un statut de malade à des personnes qui le demandent (plus ou moins clairement) ou qui viennent se plaindre d’un trouble. Actuellement, le médecin s’occupe plus de maladies que de santé et son « art » est devenu une somme de connaissances et de techniques pour regrouper ces plaintes en symptômes et identifier ou pas une maladie. La maladie se façonne à notre insu, comme la masse cachée d’un iceberg et elle apparaît soit brusquement grave, soit peu à peu, d’abord par une douleur, une tension, un blocage (signes fonctionnels) puis des troubles de fonctionnement d’un organe, puis des lésions, maladies organiques. Elles sont vécues comme une fatalité qui tombe «injustement», modifiant le cours de la vie, temporairement ou à plus long terme. Le théâtre d’une consultation pourrait se raconter en trois actes (temps A verbal, temps B corporel et temps C verbal), suivi d’un temps final, celui de la prescription. Il se joue dans une pièce avec un bureau qui sépare le médecin et le patient, un ordinateur… Dans cette approche, le médecin n’est pas celui qui sait tout ni qui dirige tout avec toute puissance, il est, comme le patient, une personnalité vivante capable d’inventions.

Rôle d’un toucher psychothérapeutique

Michaël Balint, médecin et psychanalyste hongrois, a longuement étudié la relation médecin-malade. Selon lui, la technique psychanalytique est valable pour des patients ayant un Moi relativement bien structuré, sinon l’interprétation serait inopérante. L’analyste doit «tenir» assez longtemps pour permettre la cicatrisation de la blessure. C’est pourquoi un contact physique peut être nécessaire pour accompagner une régression et apporter un soutien au Moi. Il existe clairement une différence entre le toucher médical objectivant (c’està-dire qui rend le patient objet d’un examen) et un toucher à visée psychothérapeutique. Le toucher, comme expression de soi, n’est pas neutre et il peut avoir sur l’autre des effets inconnus. On est touché en même temps que l’on touche. Les souvenirs des différents touchers vécus par le patient depuis le début de sa vie sont interpellés : déficit, toucher agressif ou pernicieux, toucher sécurisant, etc. C’est pourquoi chaque personne évolue (corporellement et psychiquement) dans une sphère liée à ses propres limites de sécurité. Pour le thérapeute il s’agit de savoir s’il franchit ou non cette limite et si le patient donne son accord. L’interdit du toucher et l’érotisation du toucher Pour Claude Camilli «Le rétrécissement du toucher à la génitalité est un raccourci seulement présumé, qui ampute ce sens de toute ses autres capacités.» Par ailleurs l’érotisation peut concerner le corps tout entier mais aussi la voix, le langage. Freud, pour des raisons personnelles a choisi d’abandonner le toucher; mais, à ses débuts, lui-même pouvait entrer en contact avec des patients ; il parlait alors d’un toucher dépourvu de pulsions sexuelles ou incestueuses, semblable au toucher psychothérapeutique. Pour Henri Paumelle, plus le plaisir sexuel est culpabilisé dans une société et non inscrit dans le domaine du sacré, plus le contact corporel est exclu du champ thérapeutique. Si le contact du «guérisseur d’âme» occidental correspond au besoin réel du patient, pourquoi le lui refuser ? Finalement le toucher, s’il n’est pas confus, peut sortir le patient de sa propre confusion et mettre en place une autonomie dans la complétude et la séparation.

Position du somatothérapeute

La somatothérapie a pour base de travail la réalité indivisible du sujet (être de corps et de parole) et utilise le contact de façon non contradictoire avec le cadre verbal et analytique. En Massage Sensitif particulièrement, le Toucher Organique est utilisé pour que le sujet puisse aller vers lui-même, par la médiation de ses sensations corporelles ; puis il est invité, accompagné, à les verbaliser et ainsi à symboliser les expériences concrètes vécues.

Transfert / contre-transfert

* En médecine générale Le transfert est la base du pouvoir sur le patient, car il est opaque et fantasmatique. Le médecin va «influencer» le patient pour qu’il adopte ses propres idées ou valeurs face à la situation vécue. Les résistances peuvent se manifester par le déplacement et la répétition des plaintes physiques. Faire évoluer ces plaintes est long et difficile car souvent le patient ne se responsabilise pas, le médecin étant chargé de répondre aux questions. Comme il doit apporter des réponses, il prend rarement en compte ses résonances personnelles (« soi-niant »). Malgré les apparences, il y a dans la relation une grande distance physique et peu de distance psychique. * En thérapie verbale et psychanalyse Inversement les distances physique et psychique sont recherchées (l’analyste est placé derrière l’analysant) afin de laisser un espace suffisant où l’analyste puisse travailler sur son contre-transfert et où le patient vit une réalité atténuée et répète son passé à l’intérieur de la relation transférentielle. Les thérapies à médiation corporelle sont critiquées par certains à cause d’un espace physique qui serait insuffisant et risquerait de déborder sur l’espace psychique. * En Massage Sensitif C’est pourquoi en Massage Sensitif la proximité physique impose une distance psychique très claire et vigilante afin que le somatothérapeute repère son contre-transfert. Le contre-transfert est aussi «un lieu de diagnostic» pour le somatothérapeute ; en effet, le patient n’est pas seulement quelqu’un qu’on aide mais quelqu’un qui nous amène à mieux nous connaître et à reculer nos propres limites. La détente, la structuration, la présence et la sécurité apportées par le Massage Sensitif donnent une place « contenante » et favorisent la régression et la fusion comme avec la mère. Cela permet d’explorer des peurs et des émotions archaïques et préverbales dans un cadre sécurisant, pour ensuite aborder une problématique plus oedipienne, où le transfert pourra se jouer. Lors de cette phase préparatoire, le somatothérapeute peut travailler avec le patient sur ce qui est dit verbalement et corporellement pendant chaque séance et lui proposer de faire des liens avec son passé et son présent.

Le somatothérapeute comme catalyseur, passeur

Si le Moi du patient est vu comme une maison avec certaines pièces endommagées oudétente encombrées, le thérapeute est celui qui reste à la porte de la maison et la voit comme un tout. Il n’entre pas mais, au lieu de donner un coup de balai, il fait entrer de l’air afin qu’il circule. Le praticien « sans motivation » se situe comme la terre : catalyseur des besoins de la graine, il ne crée pas la plante issue de la graine, mais permet à son potentiel de croissance de s’exprimer. La position du thérapeute en Haptonomie (que je pratique aussi) est celle d’un soutien du patient dans sa base. Comme en Massage Sensitif, il ne porte ni l’autre ni une part de sa souffrance. Il invite le patient à se porter lui-même, lui fait découvrir qu’il peut se mouvoir en liberté. C’est une «interaction participative» : vécu réciproque et résolutif de la difficulté.

Conclusion

Y a-t-il donc des points communs, autres que « le corps du sujet », entre Médecine et Massage Sensitif ? Une personne qui se plaint de son corps, surtout dans le cas du patient psychosomatique, vient voir le médecin comme le somatothérapeute. Mais la relation qu’ils établissent avec la plainte et le corps de cette personne est bien différente. Différence liée à la relation qu’ils établissent avec leur propre corps et comment ils l’impliquent. En médecine, la guérison semble accessible par le biais d’un médiateur et ses outils (le médecin et les médicaments), tandis qu’en Massage Sensitif le masseur est cet outil vivant qu’on peut utiliser pour se réparer.Il l’est dans son corps, il est son corps. Le désir de guérir du patient est le levier indispensable tant en Médecine qu’en somatothérapie. Mais en Massage sensitif, il existe d’autres leviers puissants. La « proximité particulière du masseur », ainsi que le cadre posé, sont un point d’appui pour soulever des nouvelles potentialités et des parties enfouies de la personne, à partir de son vécu corporel. Si le masseur « est son corps » en dialogue et en communication avec le massé – à bonne distance psychique de lui – il lui ouvre la possibilité de le vivre également. Si le massé « est son corps », il le laisse parler et penser en premier, dans un dédoublement particulier. Ainsi le changement de sa carte physique se produit-il souvent avant celui de sa carte psychique de représentation du monde. Un autre levier spécifique est que l’évolution vers la guérison n’est pas à sens unique. Ainsi la séance de somatothérapie en Massage Sensitif est-elle une perpétuelle création avec deux personnes en dialogue : «la thérapie est une rencontre entre deux solitaires qui apprennent à recevoir l’un de l’autre.»   Au sujet des patients psychosomatiques, il reste à savoir si une plus grande complémentarité et collaboration seraient possibles entre la Médecine et le Massage Sensitif. Il serait souhaitable que le médecin puisse mieux entendre la plainte existentielle derrière la plainte physique et envisager une autre réaction que l’impuissance ou la toute-puissance. En parallèle, le chemin du somatothérapeute vers le médecin est indispensable. En effet, le médecin peut accompagner le patient et lui proposer des outils différents. Ceux-ci permettent à la personne de prendre du recul sur les aspects difficiles de sa vie et envisager certains évènements avec un regard neuf. Docteur Anne Cautenet