« Quand l’humeur et la santé passent par l’assiette »

Aliment bonne humeur

"Pour avoir de l’énergie, pour être de bonne humeur ou en bonne santé… Il faut miser sur les bons aliments ! Mais que faut-il mettre dans son assiette pour se sentir bien dans son corps et dans sa tête ?"

Voici un article de PasseportSanté.net qui vous donnera quelques pistes pour aller vers un équilibre alimentaire bon pour votre santé...

et ainsi suivre l'idée d'Hippocrate:

" Que ton aliment soit ta seule médecine"...

Source texte et image: passeportsante.net

Le thé vert, un allié pour la santé…

Le thé vert : un puissant antioxydant

  Le thé vert est une boisson rafraîchissante à consommer même l'été. Excellent pour favoriser un bon équilibre acide-base puisque, contrairement au café et aux thés bruns ou noirs, le thé vert fait partie des aliments alcalins (petit rappel: notre alimentation est de façon saine à 80% alcaline et 20% acide)... Bonne lecture et surtout... belle et douce journée printanière à tous!   "Le thé vert (Camellia sinensis) est reconnu, entre autres, par la Direction des produits de santé naturels (DPSN) de Santé Canada pour ses bienfaits sur la santé. Les polyphénols contenus dans le thé vert, dont les catéchines, sont des antioxydants qui neutralisent l’action des radicaux libres sur les membranes cellulaires..."   Lire la suite... Source texte et photo: www.passeportsante.net

Les bienfaits de la poire sur la santé

Voici un article posté ce jour sur PasseportSanté, qui vous donnera envie de vous rapprocher gustativement de la nature... et d'en redécouvrir les bienfaits! Dame Nature, tellement harmonieuse et généreuse, quand nous la respectons, a des trésors à nous offrir pour un réel bien-être de notre organisme et de notre Être Intérieur!...   "Comme la plupart des fruits, la poire est très bonne pour la santé. Alors qu'elle accompagne aussi bien les plats sucrés que salés, la poire est une excellente source de fibres alimentaires, ces dernières étant très importantes pour réguler le transit intestinal et pour prévenir les maladies cardiovasculaires..." Lire la suite... Source texte: www.passeportsante.net Source photo: newsletter de PasseportSanté du 25 mars 2014

« L’essor des thérapies quantiques »

"Basée sur les découvertes de la physique quantique, une nouvelle façon de se soigner fait de plus en plus parler d’elle. Son postulat : nos cellules émettent des informations, qui déterminent notre état de santé et sur lesquelles il est possible d’agir. Explications. thérapie quantique« Il y a dix ans, on m’a diagnostiqué un lupus érythémateux, une maladie auto-immune chronique, raconte Lucia, une artiste de 50 ans. Depuis, suivie à l’hôpital, j’en étais arrivée à prendre onze médicaments par jour… Il y a six mois, un ami est venu me voir bouleversé après avoir essayé une nouvelle technique de soin qui, disait-il, n’avait rien à voir ni avec la médecine conventionnelle, ni avec les médecines naturelles. Une “machine” donnait des résultats dont l’exactitude l’avait dérouté. Je suis cartésienne et je n’ai pas peur des expériences nouvelles. J’ai donc consulté un thérapeute qui utilise cet appareil de biofeedback. En quelques minutes, l’écran a affiché clairement tout mon parcours médical ! Puis cette machine a effectué un traitement très étrange, consistant à envoyer des “informations” dans le corps. Après quelques séances, la plupart de mes symptômes ont disparu et, aujourd’hui, avec l’accord de mon médecin, je ne prends plus qu’un médicament par jour. » Un diagnostic global quantique Un appareil capable d’effectuer un diagnostic précis et de traiter aussi rapidement une maladie auto-immune ? Si un cas ne vaut pas pour tous, les résultats sont étonnants. Et ce n’est qu’un des aspects de cette approche de la santé physique et psychique, qui se répand au point que certains médecins et chercheurs n’hésitent plus à dire qu’un changement de paradigme est en train de s’opérer. Le premier congrès sur les thérapies quantiques d’Aix-en-Provence, en novembre 2010, a réuni des scientifiques du monde entier, parmi lesquels l’équipe du professeur Luc Montagnier, prix Nobel de médecine 2008. Depuis, les livres sur le sujet, les congrès affichant complets, les appareils de biofeedback ou les méthodes quantiques se multiplient… quantique thérapie quantiqueLes « thérapies quantiques », ou la « médecine quantique », nous demandent de voir la vie, la santé et la maladie d’une tout autre façon : notre corps n’est plus un assemblage d’organes à traiter séparément, comme le fait la médecine conventionnelle, c’est un champ vibratoire et énergétique constitué de milliards de particules de lumière – des photons – qui échangent en permanence des informations, un univers lumineux dans lequel l’esprit et la matière ne font qu’un. Avec une idée clé : ce ne sont pas les échanges biochimiques de nos cellules qui déterminent notre état de santé, mais les informations qu’elles se communiquent entre elles. Ici, l’origine de la maladie n’est donc pas un problème purement biologique, mais un défaut d’information ; le symptôme n’est qu’une réaction à ce dernier. quantique thérapie quantiquePour celui qui ne connaît pas le monde scientifique, l’idée peut sembler délirante. Pourtant, elle repose sur des dizaines d’années de recherches, commencées il y a un siècle avec Albert Einstein et ses travaux sur la nature de la lumière. Au fil des décennies, la physique quantique – qui décrit le comportement des atomes et des particules subatomiques – s’est développée en marge de la physique classique, car elle ne répond pas aux mêmes règles. La plus importante, pour comprendre le fondement de la médecine quantique : les ondes électromagnétiques sont en même temps des photons. Ces photons du corps humain sont loin d’être des vues de l’esprit : au cours des années 1970, Fritz-Albert Popp, un biophysicien allemand, a découvert l’existence de ce qu’il a appelé les « biophotons », des particules de lumière émises par nos cellules, qu’il a réussi à filmer. Ces minuscules courants lumineux, invisibles à l’œil nu, portent les informations et contrôlent notre organisme. Mais pas n’importe comment.
Des capacités d’autoguérison stimulées
quantique L’une des découvertes les plus importantes de la physique quantique, reprise et développée dans la thérapie quantique, est, en effet, la théorie des « champs énergétiques » : ce sont eux qui organisent et contrôlent notre corps. Ils forment un tout. En somme, le corps humain est une structure organisée d’informations. Ce que les Chinois ont compris depuis longtemps avec l’acupuncture, qui traite les flux d’énergie du corps ; ou les Indiens, avec leur médecine ayurvédique qui traite le « corps de lumière » et ses chakras… quantique thérapie quantiqueLes appareils de biofeedback quantiques sont conçus pour détecter les ondes électromagnétiques, les « fréquences » émises par chacune des cellules de notre corps. Lorsque certaines sont brouillées ou « fausses », l’appareil renvoie des fréquences « justes » afin de corriger le problème. Imaginez que vous ayez un coup de déprime. Vous appelez votre meilleur ami. Ses paroles rassurantes vous remontent le moral et vous retrouvez assez d’énergie pour reprendre le cours normal de votre vie. L’aide reçue n’est pas « physique », mais vient des mots réconfortants. Or ce flot d’informations vous a été transmis par les fréquences du téléphone. Voilà, de manière imagée, comment fonctionnent les appareils de médecine quantique : ils envoient des ondes extrêmement fines qui « parlent » à nos cellules et leur transmettent des informations, elles-mêmes portées par les photons. Pour reprendre la métaphore, on pourrait dire que les fréquences sont les phrases réconfortantes de votre ami ; et les photons, les mots, avec leur sens. quantique Si la thérapie quantique fait usage d’appareils électroniques de plus en plus sophistiqués, comme le Scio, le Korotkov, le Mora ou le Life, cette approche de la médecine n’est pour autant pas mécaniste : les machines ne fonctionnent pas seules. « En “dialoguant” avec notre champ d’informations, ces appareils stimulent nos capacités d’autoguérison, explique la journaliste et conférencière Lynn McTaggart, auteur du Lien quantique (Macro 2012). Mais rien ne peut se faire sans la présence d’un médecin ou d’un thérapeute. » Une interaction d’autant plus importante que cette nouvelle vision de la santé, donc de la vie, implique non seulement une relation entre le corps et l’esprit, mais l’union fondamentale de l’esprit et de la matière." quantique Erik Pigani Journaliste, psychologue et psychothérapeute Source: energie-sante.net  

Le lait : de la colle, des hormones et du pus…

Un article de Alternative Santé: On ne peut aborder ce sujet sans parler d’Albert Cohen, surnommé aux USA, « l’homme anti-lait ». Il a écrit l’un des livres les plus fascinants et les plus documentés sur ce sujet : MILK, The deadly poison (« Le lait, poison mortel »), qui a fait grand bruit aux USA (pas encore traduit en français). Dans sa dédicace, il s’adresse à « toutes les personnes dans le monde qui souffrent de toutes sortes de troubles de santé sans être conscients de l’origine alimentaire de leurs maux. Puissent-elles découvrir que la fontaine de jeunesse, pour elles, leurs enfants et les générations futures, pourrait bien venir du simple fait d’éliminer le lait de leur vie ! » Lire la suite sur www.alternativesante.fr

L’aliment interdit à consommer sans modération

Santé Nature Innovation "Les autorités de santé vous répètent sur tous les tons que les graisses sont mauvaises pour la santé, et en particulier les graisses saturées. Tout le monde ou presque le croit, bien que peu de personnes sachent ce que veut dire au juste graisses « saturées ». Mais est-ce important ? Pas besoin d’avoir fait dix ans de médecine pour imaginer que quelque chose de « saturé », c’est forcément mauvais pour la santé, n’est-ce pas ?" Pour lire la suite, cliquez ici : SantéNatureInnovation.com    

La Klamath – puissances d’une « super-algue »

Un article  de Bio&Bien-Être.fr, l'annuaire des consomm'acteurs: Algue Klamath "Cette micro-algue filamenteuse appartient à la grande famille des algues bleue-vertes, parmi lesquelles nous connaissons la spiruline, sa grande cousine, déjà bien connue du grand public. Sa partie utilisée : le thalle entier. Ses propriétés : elle renforce les défenses immunitaires, stimule la digestion, améliore les performances intellectuelles, la concentration et la mémoire, développe les cellules souches, diminue le stress physique et émotionnel, entretient et nourrit les articulations et les phanères. Elle convient particulièrement aux personnes actives, en phase de croissance, aux étudiants, aux sportifs, aux femmes enceintes, aux post-parturientes, aux ménopausées, aux végétariens, aux convalescents et aux sénescents… et, plus globalement, à toute personne soucieuse de sa beauté intérieure et extérieure, de son équilibre et de sa santé." Lire l'article sur bioetbienetre.fr

Alternative Santé n°44 : Pilules, le Pr Joyeux publie une bombe atomique

Article paru sur le site   Alternativesante.fr      le 20 avril 2013   Par le Pr Henri Joyeux et Dominique Vialard  Il y a tout juste 50 ans, en 1963, la pilule Enovid - venue des Etats-Unis - entrait discrètement dans les pharmacies françaises. Une révolution !   La même année pourtant, la revue Science et Vie s'’interrogeait sur les dangers potentiels de la pilule et s'’étonnait que l'’on n’'ait pas expliqué au préalable aux femmes comment elle fonctionnait. Aussi fou et monstrueux que cela paraisse, cette question est toujours sans réponse. Alors puisque l'’heure est à la « transparence » pour tous, voici la vérité.  Cette vérité, c'’est qu'’on vous cache la vérité sur la pilule, le THS et les hormones de synthèse depuis 50 ans !   1 - La pilule estro-progestative imite le cycle naturel et donc maintient les menstruations en les régulant mieux que les hormones naturelles. Le cycle est donc régulier, mais il est totalement artificiel.   2 - Les estro-progestatifs bloquent l'ovulation, mais comme ils bloquent également les secrétions hormonales des ovaires, ils empêchent la formation de glaire au niveau du col et s'opposent aux modifications de l'’intérieur de l'’utérus : la grossesse devient alors impossible.   Des doses d'’hormones copiant les hormones naturelles mais à quels taux ? Pour empêcher l'’ovulation, les doses d'’hormones ingérées sont 20 à 50 fois plus élevées que celles fabriquées par les ovaires : dans un comprimé de pilule pris chaque jour, il y a au minimum 10 microgrammes d'’estradiol, quantité qui serait présente dans 100 kilos de viande… et comme l'’ethynil-estradiol donné par la bouche a une activité œstrogénique 100 fois supérieure à celle de l’'estradiol, cela correspondrait à 10 000 kilos de viande ! N’en déplaise aux plus ardents défenseurs de la pilule, ceux qui affirment que prendre la pilule revient à ingérer l’'équivalent de 1 000 poulets aux hormones par jour ne sont donc pas loin de la vérité ! Lire la suite... Sources:  Alternative Santé n°44   et   La Vie au Naturel

Merci !

Du plus profond de moi-même, je rends grâce pour l'amour que je suis. Pour l'amour qui est dans ma vie et pour l'amour qui m'entoure, MERCI. MERCI pour le miracle de vie que je suis. Pour le merveilleux cadeau de la vie qui m'habite et qui m'entoure, MERCI. MERCI pour ce corps parfait. Pour ma santé et pour mon bien-être, MERCI. MERCI pour l'abondance que je suis. MERCI pour l'abondance que je vois tout autour de moi. MERCI pour toutes ces richesses. Pour la richesse de ma vie, MERCI. MERCI pour le flot d'argent qui se dirige vers moi et qui s'écoule à travers moi. Pour l'aventure de ma vie et les myriades de merveilleuses possibilités et probabilités qui s'offrent à moi, MERCI. MERCI pour l'émerveillement, MERCI pour la joie, MERCI pour la beauté et l'harmonie, MERCI pour la paix et la tranquillité, MERCI pour les rires, MERCI pour les divertissements. Et pour le privilège de servir et de partager le cadeau que je suis, MERCI, MERCI, MERCI. Auteur inconnu

Médecine & Somatothérapie

 

Auteur : Anne CAUTENET - Source : La revue INFOMECA "Tact & parole" N° 42 Parmi les grandes questions qui se posent aux praticiens de Massage Sensitif, celle qui consiste à déterminer les moments où il est opportun de sortir de la « neutralité », d'intervenir, de "donner un conseil", suggérer est au coeur de notre pratique. En effet l’envie d’aider peut pousser à aller plus vite que le rythme naturel d’évolution de la personne. Entre la position de non intervention du psychanalyste et celle de prescription attendue du médecin où et comment établir notre champ d’intervention ? Anne Cautenet médecin, spécialisée en psychosomatique et somatothérapeute en MS, nous apporte des éléments de réflexion.

Position du médecin

«Somato et thérapeute» mot à mot, celui qui prend soin du corps d’un autre, pourrait être une définition commune à un médecin et à celui qui exerce la profession de somatothérapeute : en fait celui-ci pratique une thérapie à médiation corporelle, à partir d’une technique tactile et verbale, et le médecin est celui qui exerce la médecine. Au-delà du fait que tous les deux touchent le corps des personnes et en prennent soin, y a- t-il des points communs entre eux ? Quelles sont les différences entre ces deux pratiques ? Qu’est-ce qui est spécifique de la somatothérapie en Massage Sensitif ? Le champ d’action du médecin généraliste est vaste et regroupe toutes les demandes soit urgentes soit chroniques, à tous les âges et événements de la vie, en incluant la naissance, la mort, la vie sociale, affective… Le médecin se doit d’être disponible au minimum physiquement et intellectuellement durant une grande partie de son temps et de sa vie. Il a un rôle et un pouvoir social importants car chargé de garantir à la société des personnes bien portantes, adaptées, efficaces ; c’est lui qui est autorisé à accorder un statut de malade à des personnes qui le demandent (plus ou moins clairement) ou qui viennent se plaindre d’un trouble. Actuellement, le médecin s’occupe plus de maladies que de santé et son « art » est devenu une somme de connaissances et de techniques pour regrouper ces plaintes en symptômes et identifier ou pas une maladie. La maladie se façonne à notre insu, comme la masse cachée d’un iceberg et elle apparaît soit brusquement grave, soit peu à peu, d’abord par une douleur, une tension, un blocage (signes fonctionnels) puis des troubles de fonctionnement d’un organe, puis des lésions, maladies organiques. Elles sont vécues comme une fatalité qui tombe «injustement», modifiant le cours de la vie, temporairement ou à plus long terme. Le théâtre d’une consultation pourrait se raconter en trois actes (temps A verbal, temps B corporel et temps C verbal), suivi d’un temps final, celui de la prescription. Il se joue dans une pièce avec un bureau qui sépare le médecin et le patient, un ordinateur… Dans cette approche, le médecin n’est pas celui qui sait tout ni qui dirige tout avec toute puissance, il est, comme le patient, une personnalité vivante capable d’inventions.

Rôle d’un toucher psychothérapeutique

Michaël Balint, médecin et psychanalyste hongrois, a longuement étudié la relation médecin-malade. Selon lui, la technique psychanalytique est valable pour des patients ayant un Moi relativement bien structuré, sinon l’interprétation serait inopérante. L’analyste doit «tenir» assez longtemps pour permettre la cicatrisation de la blessure. C’est pourquoi un contact physique peut être nécessaire pour accompagner une régression et apporter un soutien au Moi. Il existe clairement une différence entre le toucher médical objectivant (c’està-dire qui rend le patient objet d’un examen) et un toucher à visée psychothérapeutique. Le toucher, comme expression de soi, n’est pas neutre et il peut avoir sur l’autre des effets inconnus. On est touché en même temps que l’on touche. Les souvenirs des différents touchers vécus par le patient depuis le début de sa vie sont interpellés : déficit, toucher agressif ou pernicieux, toucher sécurisant, etc. C’est pourquoi chaque personne évolue (corporellement et psychiquement) dans une sphère liée à ses propres limites de sécurité. Pour le thérapeute il s’agit de savoir s’il franchit ou non cette limite et si le patient donne son accord. L’interdit du toucher et l’érotisation du toucher Pour Claude Camilli «Le rétrécissement du toucher à la génitalité est un raccourci seulement présumé, qui ampute ce sens de toute ses autres capacités.» Par ailleurs l’érotisation peut concerner le corps tout entier mais aussi la voix, le langage. Freud, pour des raisons personnelles a choisi d’abandonner le toucher; mais, à ses débuts, lui-même pouvait entrer en contact avec des patients ; il parlait alors d’un toucher dépourvu de pulsions sexuelles ou incestueuses, semblable au toucher psychothérapeutique. Pour Henri Paumelle, plus le plaisir sexuel est culpabilisé dans une société et non inscrit dans le domaine du sacré, plus le contact corporel est exclu du champ thérapeutique. Si le contact du «guérisseur d’âme» occidental correspond au besoin réel du patient, pourquoi le lui refuser ? Finalement le toucher, s’il n’est pas confus, peut sortir le patient de sa propre confusion et mettre en place une autonomie dans la complétude et la séparation.

Position du somatothérapeute

La somatothérapie a pour base de travail la réalité indivisible du sujet (être de corps et de parole) et utilise le contact de façon non contradictoire avec le cadre verbal et analytique. En Massage Sensitif particulièrement, le Toucher Organique est utilisé pour que le sujet puisse aller vers lui-même, par la médiation de ses sensations corporelles ; puis il est invité, accompagné, à les verbaliser et ainsi à symboliser les expériences concrètes vécues.

Transfert / contre-transfert

* En médecine générale Le transfert est la base du pouvoir sur le patient, car il est opaque et fantasmatique. Le médecin va «influencer» le patient pour qu’il adopte ses propres idées ou valeurs face à la situation vécue. Les résistances peuvent se manifester par le déplacement et la répétition des plaintes physiques. Faire évoluer ces plaintes est long et difficile car souvent le patient ne se responsabilise pas, le médecin étant chargé de répondre aux questions. Comme il doit apporter des réponses, il prend rarement en compte ses résonances personnelles (« soi-niant »). Malgré les apparences, il y a dans la relation une grande distance physique et peu de distance psychique. * En thérapie verbale et psychanalyse Inversement les distances physique et psychique sont recherchées (l’analyste est placé derrière l’analysant) afin de laisser un espace suffisant où l’analyste puisse travailler sur son contre-transfert et où le patient vit une réalité atténuée et répète son passé à l’intérieur de la relation transférentielle. Les thérapies à médiation corporelle sont critiquées par certains à cause d’un espace physique qui serait insuffisant et risquerait de déborder sur l’espace psychique. * En Massage Sensitif C’est pourquoi en Massage Sensitif la proximité physique impose une distance psychique très claire et vigilante afin que le somatothérapeute repère son contre-transfert. Le contre-transfert est aussi «un lieu de diagnostic» pour le somatothérapeute ; en effet, le patient n’est pas seulement quelqu’un qu’on aide mais quelqu’un qui nous amène à mieux nous connaître et à reculer nos propres limites. La détente, la structuration, la présence et la sécurité apportées par le Massage Sensitif donnent une place « contenante » et favorisent la régression et la fusion comme avec la mère. Cela permet d’explorer des peurs et des émotions archaïques et préverbales dans un cadre sécurisant, pour ensuite aborder une problématique plus oedipienne, où le transfert pourra se jouer. Lors de cette phase préparatoire, le somatothérapeute peut travailler avec le patient sur ce qui est dit verbalement et corporellement pendant chaque séance et lui proposer de faire des liens avec son passé et son présent.

Le somatothérapeute comme catalyseur, passeur

Si le Moi du patient est vu comme une maison avec certaines pièces endommagées oudétente encombrées, le thérapeute est celui qui reste à la porte de la maison et la voit comme un tout. Il n’entre pas mais, au lieu de donner un coup de balai, il fait entrer de l’air afin qu’il circule. Le praticien « sans motivation » se situe comme la terre : catalyseur des besoins de la graine, il ne crée pas la plante issue de la graine, mais permet à son potentiel de croissance de s’exprimer. La position du thérapeute en Haptonomie (que je pratique aussi) est celle d’un soutien du patient dans sa base. Comme en Massage Sensitif, il ne porte ni l’autre ni une part de sa souffrance. Il invite le patient à se porter lui-même, lui fait découvrir qu’il peut se mouvoir en liberté. C’est une «interaction participative» : vécu réciproque et résolutif de la difficulté.

Conclusion

Y a-t-il donc des points communs, autres que « le corps du sujet », entre Médecine et Massage Sensitif ? Une personne qui se plaint de son corps, surtout dans le cas du patient psychosomatique, vient voir le médecin comme le somatothérapeute. Mais la relation qu’ils établissent avec la plainte et le corps de cette personne est bien différente. Différence liée à la relation qu’ils établissent avec leur propre corps et comment ils l’impliquent. En médecine, la guérison semble accessible par le biais d’un médiateur et ses outils (le médecin et les médicaments), tandis qu’en Massage Sensitif le masseur est cet outil vivant qu’on peut utiliser pour se réparer.Il l’est dans son corps, il est son corps. Le désir de guérir du patient est le levier indispensable tant en Médecine qu’en somatothérapie. Mais en Massage sensitif, il existe d’autres leviers puissants. La « proximité particulière du masseur », ainsi que le cadre posé, sont un point d’appui pour soulever des nouvelles potentialités et des parties enfouies de la personne, à partir de son vécu corporel. Si le masseur « est son corps » en dialogue et en communication avec le massé – à bonne distance psychique de lui – il lui ouvre la possibilité de le vivre également. Si le massé « est son corps », il le laisse parler et penser en premier, dans un dédoublement particulier. Ainsi le changement de sa carte physique se produit-il souvent avant celui de sa carte psychique de représentation du monde. Un autre levier spécifique est que l’évolution vers la guérison n’est pas à sens unique. Ainsi la séance de somatothérapie en Massage Sensitif est-elle une perpétuelle création avec deux personnes en dialogue : «la thérapie est une rencontre entre deux solitaires qui apprennent à recevoir l’un de l’autre.»   Au sujet des patients psychosomatiques, il reste à savoir si une plus grande complémentarité et collaboration seraient possibles entre la Médecine et le Massage Sensitif. Il serait souhaitable que le médecin puisse mieux entendre la plainte existentielle derrière la plainte physique et envisager une autre réaction que l’impuissance ou la toute-puissance. En parallèle, le chemin du somatothérapeute vers le médecin est indispensable. En effet, le médecin peut accompagner le patient et lui proposer des outils différents. Ceux-ci permettent à la personne de prendre du recul sur les aspects difficiles de sa vie et envisager certains évènements avec un regard neuf. Docteur Anne Cautenet